24.09.2008
"Marocains, êtes-vous si compliqués ?"... "mais encore"
Mercredi dernier Hamid Berrada présentateur de l'émission "mais encore" a reçu comme invité Hassan Rachik, anthropologue marocain de renom. L'émission était intitulée "Marocains, êtes-vous si compliqués ?".
De prime abord, je signale que l'émission "mais encore" est parmi les rares émissions de la nouvelle grille de 2M qui sont restées fidèles à l'esprit de cette chaine avant sa nationalisation.
Intéressée par les cultures, l'anthropologie et d'autres sciences humaines, je ne pouvais me permettre de rater ce numéro. Je dois avouer que j'ai été bien servie. Même si je suis restée sur ma faim concernant certains points.
L'émission portait sur l'enquête nationale sur les valeurs entreprise par toute une équipe dont Hassan Rachik était le rapporteur. Cette enquête a été menée en marge du rapport du cinquantenaire (50 ans de développement humain - Perspectives pour 2025). La population interviewée était de 1000 personnes représentative du Maroc (lieu de résidence, âge, sexe, niveau scolaire et profession)
Avant de parler de ce qui m'a interpelé dans cette émission, deux remarques d'ensemble :
1- j'ai trouvé Hassan Rachik complétement dans son rôle de chercheur. Très prudent et objectif. Cherchant à comprendre et à aucun moment il n'a été dans les jugements des fois trop même ! En effet, j'ai trouvé qu'il refusait de faire certaines conclusions, qui s'imposaient, même de manière provisoire.
2- découlant du premier, Hassan Rachik pour expliquer les contradictions relevées par cette enquête dit d'une part qu'il faut contextualiser et d'autre part que c'est du pragmatisme. Je ne suis pas d'accord avec cette position car l'enquête porte sur les VALEURS. Si je me réfère à la définition du mot VALEUR en sociologie, celle-ci est définie comme suit :
Les valeurs sociales représentent des manières d'être et d'agir qu'une personne ou qu'une collectivité reconnaissent comme idéal et qui rendent désirables et estimables les êtres ou les conduites auxquelles elles sont attribuées. Elles sont appelées à orienter l’action des individus dans une société, en fixant des buts, des idéaux, autrement dit, en donnant des moyens aux individus de juger de leurs actes.
Partant de cette définition, on ne peut pas dire que la "volatilité", pour ne pas dire la géométrie variable, des positions des interviewés (population censée être représentative des marocains rappelons-nous) que cette enquête a révélée peut ou doit être contextualisée. Pour ma part, dans certains cas, je parlerai de comportements opportunistes (parfois inconscients) et non pas de pragmatisme. Dans le sens où l'opportunisme est une attitude qui consiste à agir selon les circonstances du moment afin de les utiliser au mieux de ses intérêts et d'en tirer le meilleur parti, en faisant peu de cas des principes moraux.
Les chiffres et SURTOUT les contradictions (le mot est faible !) qui ont retenus mon attention :
- 64% des marocains se déclarent pour le dialogue entre parents et enfants. J'applaudis des deux mains. Dans un rapport inégalitaire on introduit la notion de dialogue. Mais, n'applaudissez pas trop vite ni trop fort car presque la même proportion déclarent que la femme doit obéissance à l'homme. Dans un rapport qui cette fois est CENSE être égalitaire on fait l'impasse sur celle-ci. Cherchez l'erreur. Hamid Berrada a demandé à Hassan Rachik d'expliquer cette contradiction. MAIS, il ne l'a pas laissé terminer ses phrases, je suis donc restée sur ma faim...
- dans un autre registre, plus de 60% déclarent avoir confiance dans l'avenir du pays. Et au même temps 54% déclarent vouloir quitter le Maroc quelles que soient les conditions ! Questionné sur cette contradiction, Hassan Rachik a expliqué que ce sont deux niveaux différents. Pour lui, une personne peut avoir confiance dans l'avenir du pays, toutefois, cette même personne peut estimer qu'elle n'a pas de place dans ce pays. Pour moi, cette explication ne tient pas la route. Ca aurait pu être le cas si la proportion de ceux qui veulent émigrer était de 5 ou 10%. Mais quand plus de la moitié veut émigrer tout en disant qu'elle est confiante dans l'avenir du pays. Y a un problème. J'aurais aimé que Hamid Berrad creuse ce point un peu plus. Il ne l'a pas fait. Dommage.
- 74% font la prière de manière régulière. Le pourcentage monte en flèche s'agissant du jeûne. Toutefois, plus de 70% ne connaissent pas le b.a-ba de la religion musulmane : le nombre de doctrines en Islam, les noms des premiers khalifes de l'islam, etc... Ceci explique peut être les discours et les discussions surréalistes qu'on entend ici et là et de plus en plus.
- on croyait les marocains politisés et portés sur l'action associative. Il s'avère que ce n'est point le cas. 2% seulement déclarent appartenir à un parti politique et tjrs 2% déclarent adhérer à une association.
Hassan Rachik l'a dit : cette enquête est la première de son genre. D'autres devront suivre afin de creuser plus les sujets traités et les contradictions relevées. J'espère qu'elles seront menées et les résultats publiés.
Il y a aussi cet article qui a été consacré à cette enquête par le magazine telquel.
02:31 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hassan rachik, mais encore, 2m, sciences humaines, anthroplogie, maroc



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Commentaires
@ une marocaine
Ce ne sont pas tant des contradictions mais le reflet du déchirement que connait le Maroc.
Déchirement entre dialogue familial et patriarcat : on n'efface pas des siècles d'histoire par un coup de baguette magique!
Déchirement entre partir et rester : on croit que l'herbe est plus verte ailleurs mais on ne renonce pas à son petit coin dans le plubopaysdumonde. Mais si les chiffres étaient justes, le Maroc se vidrait à vue d'oeil....
Déchirement entre unislam traditionnel et serein et un islam d'importation....Demande à n'importe quelle marocaine qui porte un tchador iranien de vous expliquer pourquoi elle le fait, elle en serait incapable.....Demande à n'importe quel barbu-gandouré la raison pour laquelle il exécute les gestes rituels de sa prière comme il fait, il te donnera des explications les plus farfelues....Dans nos campagnes, les gens continuent à être "msilmine" comme ils l'ont tjs été, avant l'invasion des télé venues d'orient!
Pour ce que est de la politique et de l'action "publique" en général, le dechirement n'a pas cours : c'est la déception GENERALE!
Il faudrait en effet d'autres études plus pointues pour y voir plus clair! Encore faut-il que les répondants jouent le jeu de la sincérité dans leurs réponses.
Écrit par : hmida | 24.09.2008
Contradictoires les marocain(e)s ?
Autant qu'une bastila servie en même temps qu'une paêlla et un couscous/frites au ketchup sans amidon !
C pour s'accorder avec tous les goûts et satisfaire tout ce beau monde...
On aime la mosaïque, l'acrobatie des reliefs et la haute voltige des climats...
On aime passer du sable à l'eau, une rose dans les cheveux et des embruns pleins la tête...
"On" : tous les genres, espèces, clans en fuite, tribus bannies, chasseuses de trésors et courtiers en bourse, cerveaux et cervelets... arrêté(e)s dans leur course éperdue par l'Océan Atlantique et la Mer Méditerranée...
A l'époque, y avait pas encore ni christophus colombus ni le concordus !
Il a bien fallu composer et recomposer pour ne pas se décomposer...
So, même les malheureux rouquins et les coquines heureuses coexistent en bonne entente depuis 7000 ans, ici et même quand ils et elles vont voir ailleurs s'ils et elles y sont...
Y a qu'à voir à quelle vitesse c devenu de la routine de voir quelqu'une fumer attablée à une terasse de café chic, une belle jambe effilée sur une autre longue jambe fuselée.
De mon temps (qu'est ce que je raconte là ?), les "bargag & paparazi agencies" chômaient des mois avant d'apercevoir une rebelle militant dans une pâtisserie en y dégustant l'insolence d'ouvrir la bouche pour manger une religieuse ou un éclair...
Now, baba au rhum ou marlboro, c kif kif, chicha ou tonobila, c démodé, le cul sec du mec doux sur la banquette "passagers" c rétro...
Disons que pour retirer les marrons à Cain du feu, on laisse personne nous blouser ou nous doubler et puis, comment protéger notre micro environnement si tout le monde reste à domicile toute l'année... faut bien qu'elles se reposent ces plages... Suivez mon regard qui se pose sur les douars... Même mécanisme que le voisin qui dépose à 2h du Mat' son plastique poubelle au rez de chaussée en pensant que personne ne fera le lien avec lui bisque, même en scannant le contenu, personne ne sait ce que le coupable a mangé au dîner... sauf qu'il oublie qu'il n'a y qu'un RDC et qu'il n'a qu'un seul voisin !
Écrit par : Yugurta | 24.09.2008
beautiful n strange yugurta
Écrit par : lesam | 24.09.2008
@ hmida : effectivement c'est un déchirement. On veut tout et son contraire. Ce qui est intrigant, en tout cas ça l'est pour moi, c'est que une bonne partie ne se rend même pas compte des grands écarts qu'elle effectue dans les référentiels auxquels elle fait appel en fonction des sujets et ce à longueur de journée...
Ahhhhhhhhh je comprends Abdelallah Laroui.
@ Yugurta : je n'ai pas tout compris ! Certaines subtilités m'ont échappé.
@ lesam : you are welcome :)
Écrit par : une marocaine | 24.09.2008
@ une marocaine : U R lucky ! moi y en avoir rien du tout comprendre de mon propre baragouin. Please, expliquer au babouin un petit chwiya ou bechwiya... Chou crâne
@ lesam : bwana, toi y en avoir bcp d'zyeux ( 5 3la 3ini ou foumi ila7çou boubi ) ! tu serais pas "mouche" par hasard 'cause faut être cyclope pour me voir "beautiful".. ?
Écrit par : Yugurta | 24.09.2008
De mon point de vue, l’échelle des valeurs des anciennes générations (celles du siècle dernier) diffère totalement de celle des nouvelles générations (post années 1980), d’où la déchirure dont parle hmida..
Bien sûr, il y a la mondialisation avec toutes les conséquences qu’il est inutile d’étayer ici, mais, à mon humble avis, ce renversement "d’échelle" est du en majeure partie …à la démission de "toutes les structures" (famille, école, Etat, etc..) censées encadrer les générations montantes et surtout censées perpétuer l’échelle des valeurs qui a constitué le fondement de "la personnalité marocaine" …. valeurs qui sont notamment : le travail, le goût de l’effort, la solidarité, l’amour du pays, l’esprit critique, etc. .
Écrit par : alibaba | 25.09.2008
on a un besoin très urgent au Maroc de ce genre d'enquêtes sciologiques.
L'Institut de sociologie était obligé de fermer ces portes au début des années 70. Cette discipline était jugée subersive à cette époque.
Après des decenies de sommeil de cette discipline, je ne peux que me réjouir de la reprise de ce genre de travaux.
Pour revenir aux résultats de cette enquête, Elle illustre bien un conflit de normes sociales au Maroc. En soi, ce conflit n'a rien d'alarmant dans un pays qui a cuumulé des sédiments et des couches historiques qui se sont succédées sur des millénaires d'années d'existence. C'est l'apanage de toutes les veilles Nations comme la Chine, l'Inde, l'Egypte, la Grèce..
Il y a ce couple inséparable (tradition et modernité) qui s'affrontent, coexistent, s'entremêlent, communient, se mélangent.
On peut déceler ces interactions entre les normes dans le corps de l'être Marocain, dans sa pratique religieuse, alimentaire, vestimentaire, ses catégories mentales et sa représentation de l'Etat, la famille, l'espace publique et privée etc...
Le Maroc est en mouvement perpetuel. Il bouillonne. Il se cherche. Il essaie de s'affranchir du traditionnalisme mais sans renier les racines. Il veut rentrer dans modernité sans perdre le substraum qui est le socle de son identité et sa personnalité de base.
Pratique vestimentaire : dans un mariage, le marié apparait dans la même soirée avec deux accoutrements ? avec un costume et un autre moment avec une jellaba ?
Ce couple "tradition et modernité" nous suit partout. Voilà une coexistence des deux normes dans notre manière de manger : chez quasiment toutes familles, le plat central collectif est gradé, mais les jeunes mangent le couscous avec des cuilleres et les vieux avec leur main droite.
On peut multiplier les exemples. On peut trouver des scientifiques formés dans la pensée rationaliste et cartésienne, mais ils continuent à croire à la sorcellerie et les vertus de pratiques irrationnelles.
Enfinn sur le plan politique, les exemples sont nombreux. Le cas d'Erraji est révélateur de ce conflit des TRADITIONNEL, se trouve par miracle technologique qu'est l'Internet, correspondant journaliste, dans un site non identifié basé aux USA ?. Il a tenu des propos d'une MODERNITE déconcertante et d'une critique politique dépassant toutes les nomes en vigueur dans son pays.
Il a perdu la boule et il n'a pas réussi à gérer les normes sociales de manière à ne pas s'exposer au dispositif coercitif et zelé garant de ces dites nomes.
Je sais que ce dernier exemple va déchainer les passions des défenseurs inconditionnels de la liberté d'expression. Mais je prends ce risque pour illustrer le conflit des normes que vit ce "Maroc sedimental" dont je suis fier et qui a accumulé historiquement des couches comme toutes les vielles Nations qui ont un héritage multimillénaire riche, complexe et multidimensionnel
Écrit par : Al-Maghribi | 25.09.2008
corrigé, désolé de la répitition
On a un besoin très urgent au Maroc de ce genre d'enquêtes sciologiques.
L'Institut de sociologie était obligé de fermer ces portes au début des années 70. Cette discipline était jugée subersive à cette époque.
Après des decennies de sommeil de cette discipline, je ne peux que me réjouir de la reprise de ce genre de travaux.
Pour revenir aux résultats de cette enquête, Elle illustre bien un conflit de normes sociales au Maroc. En soi, ce conflit n'a rien d'alarmant dans un pays qui a cuumulé des sédiments et des couches historiques qui se sont succédées sur des millénaires d'années d'existence. C'est l'apanage de toutes les veilles Nations comme la Chine, l'Inde, l'Egypte, la Grèce..
Il y a ce couple inséparable (tradition et modernité) qui s'affrontent, coexistent, s'entremêlent, communient, se mélangent.
On peut déceler ces interactions entre les normes dans le corps de l'être Marocain, dans sa pratique religieuse, alimentaire, vestimentaire, ses catégories mentales et sa représentation de l'Etat, la famille, l'espace publique et privée etc...
Le Maroc est en mouvement perpetuel. Il bouillonne. Il se cherche. Il essaie de s'affranchir du traditionnalisme mais sans renier les racines. Il veut rentrer dans modernité sans perdre le substraum qui est le socle de son identité et sa personnalité de base.
Pratique vestimentaire : dans un mariage, le marié apparait dans la même soirée avec deux accoutrements ? avec un costume et un autre moment avec une jellaba ?
Ce couple "tradition et modernité" nous suit partout. Voilà une coexistence des deux normes dans notre manière de manger : chez quasiment toutes familles, le plat central collectif est gradé, mais les jeunes mangent le couscous avec des cuilleres et les vieux avec leur main droite.
On peut multiplier les exemples. On peut trouver des scientifiques formés dans la pensée rationaliste et cartésienne, mais ils continuent à croire à la sorcellerie et les vertus de pratiques irrationnelles.
Enfin, sur le plan politique, les exemples sont nombreux. Le cas d'Erraji est révélateur. voilà un jeune agadirin employé dans un Hammam et vivant dans un milieu TRADITIONNEL, se trouve par miracle technologique qu'est l'Internet, correspondant journaliste, dans un site non identifié basé aux USA ?. Il a tenu des propos d'une MODERNITE déconcertante et d'une critique politique dépassant toutes les nomes en vigueur dans son pays.
Il a perdu la boule et il n'a pas réussi à gérer les normes sociales de manière à ne pas s'exposer au dispositif coercitif et zelé garant de ces dites nomes.
Je sais que ce dernier exemple va déchainer les passions des défenseurs inconditionnels de la liberté d'expression. Mais je prends ce risque pour illustrer le conflit des normes que vit ce "Maroc sedimental" dont je suis fier et qui a accumulé historiquement des couches comme toutes les vielles Nations qui ont un héritage multimillénaire riche, complexe et multidimensionnel
Écrit par : al-Maghribi | 25.09.2008
Compliqués? Nooooooon!!! Juste un peu schizophrènes à tendance paranoïaque pour les plus atteints, si ce n'est le cul entre deux chaises pour les plus tempérés.
Nos contradictions se vendent même à la paire, telles nos galvaudées soeurs rivales "Authenticité" et "Modernité", devenues carrément un label politique! A défaut de chosir son camps, on surfe sur toutes les vagues!!!
Écrit par : Aïcha Qandisha, alias El Bahriya | 25.09.2008
@ à tous
En tant que non marocain, je peux dire que les marocains vivant en France ou au Maroc que j'ai pu connaitre sont des personnes ouvertes, simples et interessantes.
Quand au Maroc lui même, un beau pays.
Écrit par : stéphane | 25.09.2008
@ alibaba : ce que tu dis est vrai. Mais, c'est encore plus profond et plus ancien que cela. Les livres qui traitent des révolutions culturelles avortées du monde arabe éclairent sur cette schizo que nous vivons nous et les autres peuples arabes.
@ Al-Maghribi : tu fais bien de parler de cet institut de socio qu'on a fermé dans les années 70. Rien que cette fermeture en dit long sur plein de choses qui nous vivons actuellement au Maroc surtout si on y ajoute la marginalisation de la philo...
Le hic ne réside pas dans le fait que le Maroc soit un pays plusieurs fois millénaire comme tu dis c'est une richesse. Il réside plutôt dans cette incapacité à penser l'avenir et dans le fait de garder les yeux rivés sur le rétroviseur au lieu qu'ils les soient sur la route... Pire encore certains ont sacralisé le passé à croire qu'il n'y a de salut que dans celui-ci. C'est hallucinant tout de même.
@ Aicha Q., : d'accord sur toute la ligne. Avec juste une précision que je n'avais pas voulu mettre dans le billet. Non seulement nous sommes compliqués plus encore nous sommes complexes avec un grade de plus... car tout être humain est complexe par définition.
@ Stéphane : merci pour ce témoignage :)
Écrit par : une marocaine | 25.09.2008
Il n'y a rien de schizophrene là dedans. Je récuse ce terme.
Ne soyons pas pessimistes
Le Marocain gère bien toutes ces contradictions qui sont normales.
Le tout moderne ou le tout traditionnel n'existe pas. Tout s'imbrique, se nourrit, coexiste, parfois s'affronte. Mais l'essentiel dans tout cela , c'est que le Maroc avance et bouge avec toutes ses composantes, aussi bien traditionnelles que modernes.
Écrit par : al-Maghribi | 25.09.2008
Al-Maghribi;
Moralité : si le tout moderne ou le tout traditionnel n'existe pas, pourquoi un parti politique construit-il alors un label aussi bâteau????
Écrit par : Aïcha Qandisha, alias El Bahriya | 25.09.2008
@ Aïcha kandicha
un label aussi bateau ? Je ne suis pas d'accord
C'est un label aussi tracteur, tu veux dire :-)
Bein ! had chi lli 3ta allah, ils ont choisi un nom banal où ces deux termes sont galvaudés... mis côte à côte sans "bouslana" sans ciment solide et sans âme.
Écrit par : al-Maghribi | 25.09.2008
Al-Maghribi, Tu m'as fait sourire avec ce label-tracteur-tout-terrain.
Mais pas sûr que le choix soit banalement gratuit. Par Authenticité, ils veulent bien couper l'herbe sous les pieds des apôtres proclamés de la tradition (à tendance islamiste).
Histoire de dire aux pôvres idiots que nous sommes : Nous aussi nous sommes pour la tradition! Mais en plus, nous sommes pour la modernité!!! Comme si le PJD pour ne prendre que lui était anti-modernité.
Car tu l'as dit bouffi, le tout moderne comme le tout traditionnel n'existe pas et n'a aucune chance d'exister au Maroc.
Écrit par : Aïcha Qandisha, alias El Bahriya | 26.09.2008
@ al-maghribi : je ne suis pas d'accord le tout traditionnel et le tout moderne ne cohabitent pas sans difficultés. Dans certains cas les deux sont antinomiques.
Cette discussion lazimeha a3eda :)
Écrit par : une marocaine | 26.09.2008
" 2M qui sont restées fidèles à l'esprit de cette chaine avant sa nationalisation." : je lui préfère : son Etatisation, ou Makhzanisation, ...
Écrit par : Mounir | 29.09.2008
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