16.04.2009
Freedom to surf !
Je suis complétement d'accord. Et ça me fait plaisir qu'une étude puisse en faire la démonstration. Mais à qui le dit-on ? Dans ma boite, depuis presque un an le nombre des sites websensés ne cesse d'augmenter.
Pour moi, lâcher un rapport, un compte-rendu, un planning, ou tout document sur lequel je me secoue les méninges pour consulter ma boite perso ou visiter des sites me permet de m'aérer la tête.
Article tiré du journal lemonde.fr
Le Net est-il l'ennemi de la productivité au bureau ? Oui, répondent les chefs d'entreprise qui dépensent des sommes folles en logiciels de filtrage. Dans la plupart des grandes entreprises, les messageries ou les réseaux sociaux sont prohibés. Certains n'ont pas hésité à faire du surf personnel un motif de licenciement.
Selon une étude du Dr Coker, du département 'Management et marketing' de l'université de Melbourne en Australie, c'est tout le contraire. Il a étudié les comportements de trois cents salariés quant à leurs habitudes de navigation au bureau. Selon ses résulats, les salariés qui surfent à des fins personnelles sont environ 9 % plus productifs que les autres.
'De courtes et discrètes pauses, comme un petit tour sur Internet, permettent à l'esprit de se reposer, donc de favoriser la concentration lors d'une journée de travail, et au final, d'accroître la productivité', argumente Brent Coker dans un document intitulé 'Freedom to surf', diffusé par le site Internet de son université.
La consultation des sites les plus prisés au bureau réseaux sociaux, sites d'information en ligne, de shopping ou de vidéos ne doit pas, toutefois, dépasser une 'limite raisonnable'. Limite que le Dr Brent fixe à 20 % du temps de travail. Ce qui fait tout de même plus d'une heure et demie de surf pour une journée de 8 heures.
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14.04.2009
Smigus-Dyngus ou zemzem/t'3enessira made in Polond
En ce WE pascal (dimanche 12/04), l'émission Karambolage a consacré la séquence coutume à une coutume polonaise appelée Smigus-Dyngus. J'ai été assez surprise de découvrir que cette coutume ressemblait énormément à ce que les R'batis appelent "t'3enessira" ou "zemzem". La coutume consiste à ce que les personnes se jetent de l'eau les uns sur les autres. Ca peut être des seaux ou des balons remplis d'eau ou tout simplement des pistolets à eau. Le but est de mouiller l'autre le plus possible. Cette coutume a lieu à la fin de la fête de Achoura au lendemain de la nuit où bp de choses brûlent (!) "che3ala". Elle prend fin à l'appel de la prière du midi.
J'ai un rapport à cette coutume assez spécial. Le matin de zemzem ma mère mettait un peu d'eau dans le récipient réservé aux ablutions. Elle nous réveillait en nous aspérgeant d'eau. Rien de méchant juste quelques gouttes sur le visage. Dans la famille, cette coutume se limitait à ce moment de réveil. Ce qui est loin d'être le cas dans le quartier/la ville.
Quand Achoura coincidait avec les vacances d'été, il m'était interdit ainsi qu'à ma soeur de sortir. Mes frères limitaient leurs déplacements. C'est ma mère qui se chargeait de faire presque toutes les courses ce jour-là. Car sinon il est sûr et certain de rentrer à la maison trompé de la tête aux pieds. A travers la fenêtre je regardais les voisins qui se livraient des batailles d'eau. Certains enfants portaient carrément des maillots de bain. La rue était complétement innondée. J'avais du mal à comprendre que dans un pays comme le Maroc au climat semi-désertique on pouvait tolérer autant de gaspillage. Le comble et c'est ce que j'avais le plus de mal à comprendre c'est que n'importe qui peut se permettre de vous mouiller ce jour-là. Je me rappelle une année, une touriste française passait dans notre rue. Sans crier gare, un voisin l'a mouillée de la tête aux pieds. Elle était verte de rage. Elle hurlait de fureur et la gars rigolait tranquillement ! Le pire c'est que la matinée pouvait se terminer avec quelques bagares. Ce qui arrivait une fois sur deux.
Quand Achoura commencait à coincider avec l'année scolaire, ma famille m'autorisait à ne pas me rendre à l'école ce jour-là. J'ai tjrs refusé de sécher les cours. Et par des miracles j'ai tjrs réussi à échapper à ce délire généralisé. Une fois, j'ai été au collège, en sortant, il y avait des garçons qui se sont postés exprès devant la porte d'entrée du collège prêts à mitrailler les filles avec des pistolets à eau. Par un pur hasard un voisin passait par-là. Un colosse qui ressemble à Michael Clarke Duncan. Il m'a tenu par une main, ma copine par l'autre. Je peux vous dire que personne n'a osé s'approcher de nous. Il nous a accompagné jusqu'à devant les portes de nos maisons respectives.
La seule fois de ma vie où j'ai été à moitié mouillée fut à cause d'une voisine et copine d'enfance. Elle n'arrêtait pas de me menacer que cette année là elle m'aurait. Je lui avais répliqué si tu me croises dans la rue tu peux faire de moi ce que tu veux ! Comme d'habitude, le matin je suis restée tranquillement chez moi. L'après-midi, je suis passée la voir vers 16h00. En arrivant devant la maison et en la voyant faire un signe à sa cousine, j'ai compris qu'elle avait caché un seau d'eau derrière la porte. J'ai couru mais le jet d'eau m'a atteint sur le côté.
Quand je me suis installée à Tanger, j'avais découvert avec un énorme soulagement que cette coutume leur était étrangère. Au sud aussi ils ne la pratiquent pas. Le contraire serait gravissime quand même.
Comme le montre le reportage, en Pologne -tout comme au Maroc-, ce jour-là la porte de la cinquième dimension s'ouvre ! Personne n'échappe au délire collectif. Si dans l'émission on explique l'origine de cette coutume dans le cas de la Pologne, je ne sais pas quelle en est l'origine pour le cas du Maroc. Et comment se fait-il qu'elle soit circonscrite à certaines régions du Maroc ?
PS : je me répète, mais je ne peux pas m'empêcher de vous recommander et vivement cette excellente émission.
21:50 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : karambolage, arte, smigus-dyngus, zemzem, t'3enessira, maroc, plusbeaupaysdumonde
03.09.2008
Un gène masculin responsable des crises conjugales. Paroles de Suédois !
Ce matin en faisant ma revue de presse/médias quotidienne, je suis tombée sur cet article fort intéressant. Une découverte médicale faite par des chercheurs du très honorable Karolinska Institut à Stockholm. C'est cet établissement qui décerne tous les ans le prix Nobel de physiologie ou médecine.
Curieuse comme je suis, je suis allée chercher l'article dans la revue scientifique PNAS. Je l'ai trouvé (à moins que je ne me sois trompée !) mais c'est payant.
STOCKHOLM (AFP) - Des chercheurs suédois ont confirmé mardi ce que les femmes soupçonnaient depuis longtemps: les crises conjugales peuvent s'expliquer par le patrimoine génétique des hommes, d'après une étude qui accuse un gène masculin d'être responsable des problèmes relationnels.
La variante de ce gène, présente chez quatre hommes sur dix en Suède, peut expliquer pourquoi certains hommes sont davantage sujets à des relations houleuses et moins attachés à leur compagne, d'après des chercheurs du centre de recherches Karolinska Institut à Stockholm.
"Il y a bien sûr beaucoup de raisons pour expliquer le fait qu'une personne ait des problèmes relationnels, mais c'est la première fois que la variante d'un gène spécifique est associée à la manière dont les hommes se comportent avec leur partenaire", a indiqué Hasse Walum du Karolinska Institut.
Les chercheurs ont découvert que les hommes porteurs d'un ou deux exemplaires de la variante du gène, appelée allèle 334, se comportent souvent différemment des autres hommes dans leurs relations amoureuses.
"L'incidence de l'allèle 334 est statistiquement liée au degré d'attachement d'un homme à sa partenaire", a souligné le communiqué.
La fréquence des problèmes de couple chez les hommes porteurs de deux exemplaires de l'allèle 334 a été deux fois plus élevée que chez les autres hommes.
Leurs compagnes ont également remarqué la différence.
"Les femmes mariées à des hommes porteurs d'une ou deux copies de l'allèle 334, étaient en moyenne moins satisfaites de leur relation que les autres femmes", a indiqué M. Walum.
Il a insisté sur le fait que l'effet de la variante du gène était relativement modeste et ne pouvait être utilisée pour prédire le comportement d'un homme dans une relation ultérieure.
Les résultats de l'étude ont été publiés mardi dans la revue scientifique américaine PNAS.
19:32 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : médecine, génétique, suède, karolinska institut
21.07.2008
Le Québec et l'Islam : une discussion fort intéressante
Découvert via Nico. Merci :)
Quelques remarques :
1- les français prennent pour leur grade !
2- l'intéressée par l'approche culturelle que je suis n'a pu s'empêcher de relever que les gens ne se coupent pas la parole. Vous remarquerez que presque à aucun moment (seulement une seule fois) il n'y a eu d'interférence.
3- je trouve que cet imam Omar Koné ressemble physiquement et même au niveau de la voix à Tariq Ramadan
4- il parle un français impeccable. Chapeau, pardon turban et foulard, bas :)
PS : les habitués des soirées de samedi sur France 2 remarqueront qu'il s'agit de l'émission "Tout le monde en parle" de Thierry Ardisson mais version québécoise tjrs à l'antenne celle-là contrairement à son ancêtre française.
20:37 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, québec, imam omar koné, canada
08.07.2008
Le Québec et l'Islam : une discussion fort intéressante
Découvert via Nico. Merci :)
PS 1 : les français prennent pour leur grade !
PS 2 : je ne peux m'empêcher de faire un lien avec l'approche culturelle. Vous remarquerez que les gens ne se coupent pas la parole. L'interférence est presque (sauf une seule fois) inexistante.
PS 3 : Les adpetes de l'émission "Tout le monde en parle" de Thierry Ardisson ont sûrement remarqué que c'est la version québécoise de cette émission.
20:18 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, québec, imam omar koné
16.05.2008
L'actualité artistique et culturelle
Il y a quelques semaines, je faisais des recherches sur le net et de fil en aiguille, je suis tombée sur un site dédié à l'actualité de l'art. Très intéressant pour se tenir au courant des expositions artistiques qui se tiennent en France et en Europe.
Deux d'entre elles m'ont interpellé : "Babylone" et "De Gilgamesh à Zénobie - Arts anciens du Proche-Orient et de l'Iran".
Les habitués du métro parisien ont dû remarquer les affiches de l'exposition sur Babylone. Celle-ci a lieu au musée du Louvre. Elle sera ensuite présentée à Berlin, Pergamon Museum, du 26 juin au 5 octobre 2008, puis, dans un format différent, à Londres, British Museum, du 13 novembre 2008 au 15 mars 2009.
La seconde expo se tient actuellement à bruxelles.
Je disais que ces deux expos m'interpellaient car il y a 3 semaines j'ai entendu Alain Madelin parler du rôle du monde civilisé dans un pays comme l'Afghanistan. Eh ben, quand j'entends les mots "monde développé" j'ai envie de compléter "développé économiquement". Alors, parler de monde civilisé sous entendu que les autres ne le sont pas, j'ai envie de renvoyer la personne aux cours d'histoire particulièrement l'histoire comparée des civilisations.
Sans vouloir verser dans le passéisme ou la confrontation eux et nous - pour moi la civilisation est un creuset de rencontres, de mélange, d'échange et d'enrichissement mutuel - voici un rappel pour les tenants du discours "Monde civilisé". Ce sont quelques extraits de l'avant propos du catalogue de l'expo "De Gilgamesh à Zénobie" par Anne Cahen-Delhaye, directeur général des MRAH et Eric Gubel, Chef du Département Antiquité MRAH - :
" Ce message demeure actuel parce qu’il dévoile les racines de ce que l’on appelle aujourd’hui « l’Orient éclaté » et parce qu’il témoigne d’une volonté d’assimilation culturelle « avant la lettre » qui mena à une symbiose et à une collaboration multiculturelle. C’est d’ailleurs grâce à ce phénomène d’influences culturelles que nous sommes à ce point redevables au Proche-Orient (ex Oriente lux) en matière d’écriture, de littérature, de mathématiques, d’astronomie, de législation, de pratiques administratives, de médecine, de techniques agricoles et d’irrigation, sans oublier la navigation et les technologies déjà poussées dans le domaine des arts appliqués, tels que la verrerie ou les techniques de la granulation et du filigrane
"Le moment semble opportun de rappeler l’importance de l’Orient dans la constitution de notre monde occidental. Outre un panorama d’oeuvres d’art exceptionnel par leurs qualités esthétiques et leur originalité, des dizaines d’autres antiquités représentent autant de jalons dans ce circuit d’exposition rappelant la naissance de l’écriture, l’invention de systèmes de comptabilité, l’émergence de l’économie, du droit et des sciences, de la littérature ainsi que des convictions religieuses ou morales."
A bon entendeur !
20:01 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : art, culture, expositions
01.05.2008
Illys n'tmaziretino - بنت بلادي
Un billet spéciale dédicasse pour le retour de l'empreur pofpof mais aussi à la bande lilloise et à tous les amoureux de ce groupe mythique Izenzaren -c'est l'équivalent de ناس الغيوان pour les Soussis-.
Le titre de cette chanson c'est "Maytaanit" et non pas "Illys n'temaziretino".
Pour écouter d'autres chansons de ce groupe mythique, passez par ce site. N'hésitez pas à y faire un tour même les non berberphones, la musique est sublime. Perso, les deux morceaux qui suivent "Maytaanit" m'enchantent particulièrement :)
20:51 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : izenzaren, musique amazigh, maroc
01.04.2008
Une passion marocaine
Ce midi, j'ai fait un détour pour une course. Arrivée presque à la gare Montparnasse, une affiche pique ma curiosité. Dessus une femme la trentaine habillée d'une tekechita en vert émeraude style début du 20ième siècle. Sur ses épaules un "chemmar" vert vif. Une belegha tout en "nete3e" brillant aux pieds. Exquise.
Je marque un arrêt net pour lire l'affiche. Il s'agit d'une exposition de caftans, broderies et bijoux marocains à l'initiative d'Yves Saint Laurent et Pierre bergé. Cette expo est intitulée "Une passion marocaine". Elle a lieu dans la prestigieuse Fondation "Pierre Bergé Yves Saint-Laurent" à Paris.
Le vernissage a eu lieu le 14 mars, l'expo se poursuivra jusqu’au 31 août 2008. 36 caftans marocains du 18ème au 20ème siècles ainsi que des broderies, des ceintures d'apparat et des bijoux, chef-d'oeuvres de l'artisanat marocain d’une qualité rare seront présentés dans une reconstitution du Jardin Majorelle de Marrakech (propriété d'Yves Saint Laurent et Pierre Bergé). Preuve si il en fallait-une de la virtuosité des artisans marocains.
Yves Saint Laurent qui revendique l'influence marocaine dans son oeuvre, expose quatre de ses créations haute couture.
Si vous êtes parisiens, franciliens ou juste de passage n'hésitez pas à aller y faire un tour.
"Une passion marocaine", jusqu'au 31 août, du mardi au dimanche - Fondation Pierre Bergé/Yves Saint Laurent, 3 rue Léonce-Reynaud, Paris 16ème.
21:12 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : yves saint laurent, caftans bijoux borderies marocains, fondation pierre bergé
28.03.2008
Un poème amaziro-arabe de Ahmed Ben Mohamed El Ressemoki قصيدة المرحوم أحمد بن محمد الرسموكي
وهو الذي لـــه جميع تولغيتين ** وهو المجير عبده من تومريتين
وبعده علــــى النبي تازاليت ** أعظم بها أجـرا ولو تاموليت
سافرت دهرا ووصيــفي وينزار ** في سنة قد قل فــيها ءانزار
والقصد في السفر جوب تيميزار ** والسير في خيامـها وءيكيدار
حتى حللت بــعد سير ءوسان ** في فرية يدعونــها ب ءورفان
أول مــــا رأته فيها تيطي ** والظن في لومــهم ءور ءيخطي
قوم عجاف سكنوا في تاكنيث ** خافوا الضيوف كسبوا يات تايديت
وقد نزلـتنا عندهم تيويدشي ** وكل من مــعنا ءيكن ءور ءيشي
مـا رحبوا بنـا ولا ءيويندي**من القــرى شيئا ولا ءوسيندي
حفوا بوالد لــهم ءور ءيسطير** ولا نـــرى انسا يقول ءيخطير
فربما شبهتـــــه ب تيلكيت ** لضعفـــه أو قبحه ب تيقليت
وليس يملك ولــــو تاخنيفت ** فضلا عن افتراشــه تيكضيفت
لم يك في كرشــــه غير ءادان ** ولا لدى خيمته ســوى ءيزان
ففي النظافة شبيــ ـــه ءايدي ** وفي النحافة يضــاهي ءيزضي
وأمهم كساؤهــــا ءور ءيلولا ** وجلدها من كـــبر ءيقرا ولا
فما رأينا عندهـــــم تاوايا ** ولا جمـــــالا،لا،ولا ءاكايا
ولا أثاثا مـــــا عدا تالونتي ** ولا أواني ســـوى تيكينــي
واغبط العيش لديهـــم ءافراس ** إن كان موجــودا والا ءامراس
ومذ فرغت من أداء تييطصــي ** لم أكتحل من الطـوى ب ءيضصي
فالدين عندهم غريب ءيرســـي ** ونور غرة الفلاح ءيخســـــي
وعندهم ثور هـــــزيل ءابرار** وكل يوم يســــرح في ءادرار
لرجل مستثفـــــر ب ءابزيم ** وامرأة تعتـــــاد لبس ءاكليم
وعندهم في اندر ءور ءيخفـي (فشقرة) ** كأنها ءينكفــــــــي
وعند جارهــــم هناك تاياض ** مستورة في حفــرة ب تيرماض
وحولها في الحرز من ءيكيكري ** مقدار ما يحمل في ءيزيكــري
وضغت قمح جللــوه ءيزري ** في مربط ياوي لـــه ءيزيمري
21:06 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poèsie, amazigh, arabe, أحمد بن محمد الرسموكي
18.03.2008
Le bac fête ses 200 ans
Le bac a fêté hier ses 200 ans. En effet, il a été créé le 17 mars 1808 par Napoléon 1er. Sa première session a eu lieu, en France bien évidemment, en 1809. Nombre de candidats cette année 30! Normal c'était juste un an après sa création. Depuis, le nombre de candidats n'a cessé d'augmenter. Je n'ai pas les chiffres pour le Maroc ni pour la France d'ailleurs! :)))
Au début, il était réservé aux garçons. Les épreuves n'ont été ouvertes aux filles qu'à partir de 1861.
Quand je pense que le mien date d'une dizaine d'années maintenant. Ca passe vite. Je me souviens encore du moment où m'a annoncé que je l'avais réussi. J'ai été sur la terrasse en train de laver des couvertures (!) - faire le grand ménage est ma manière à moi de décompresser après la période des exams- les pieds dans une bassine quand ma copine de toujours est venu me dire qu'on a réussi toutes les deux le bac. A vrai dire on le savait déjà. On n'est pas passé à l'époque où le bac était un concours national dont les heureux lauréats voient leur nom apparaitre dans les journaux. Je me rappelle d'un des mes frères qui l'a obtenu en 1985. Le jour de la publication des résultats, il avait tellement la trouille qu'il avait foui la maison, le quartier et tous les endroits où il pouvait croiser une personne qu'il connaissait. Le soir les voisins passaient à la maison féliciter ma mère. Quelques uns avaient ramené des bouteilles de limonade et des gâteaux. Il y avait des youyous et tout le tralala, on se croirait dans un mariage! Mais, ma mère avait la tête ailleurs, mon frère n'a pas donné signe de vie toute la journée. Il ne s'est pointé à la maison qu'à une heure très tardive. Eh oui le bac avait une aura particulière. Comme dirait mon frère pour "nous" boucher un coin : "pour ton bac t'es passé au journal si c'est pas le cas tu te calmes!" :)))))
Quand j'ai eu le mien, le plus important ce n'était pas de l'avoir mais de réussir à intégrer une école ou un institut. Ma soeur m'avait dit je ne te féléciterai que lorsque tu seras acceptée dans une école. J'ai attendu la fin du mois de juillet pour entendre ses congratulations.
En fait, de manière générale, l'été qui suit les exams du bac est pourri. Il faut répondre aux questions existentielles genre : quel chemin devrai-je prendre ? surtout pour les sciences ex, l'éventail de choix qui s'offre à eux est large. Quelle école dois-je intégrer ? Est-ce le bon choix ? Il faut dire qu'on détermine pour une grande partie la direction que prendra notre vie à ce stade alors qu'on a que 18 ans voire moins. En plus, il y a le permis de conduire à passer. Perso, je n'ai pu vraiment profiter de mes vacances que l'année d'après. Je me suis même bien amusé :)
23:25 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bac, baccalauréat


