24.02.2008

Hymne à la joie

J'ai envie de m'offrir un moment de bonheur comme je les aime. Beethoven est le bon remède.

Voici sa neuvième symphonie ou pour être plus précise le dernier mouvement de cette symphone. Un chef d'oeuvre qui m'émeut au plus profond de moi même.

Beethoven a mis en musique l’Ode à la joie écrite en 1785 par Friedrich von Schiller. Ce poème exprime la vision idéaliste que Schiller avait de la race humaine, une vision de fraternisation de tous les hommes que partageait aussi Beethoven.

PS : Hymne à la joie ou Ode à la joie est l'hymne européen.

 


Voici les paroles :
Joie ! Joie ! Fille de l’Élysée,
Flamme prise au front des dieux,
Nous entrons l’âme enivrée
Dans ton temple glorieux.
Ton magique attrait resserre
Quand la mode en vain détruit ;
L’homme est pour tout homme un frère
Où ton aile nous conduit.

Si le ciel comblant ton âme,
D’un ami t’a fait l’ami,
S’il te donne un coeur de femme,
Suis nos pas au seuil béni !
Viens, si tu n’aimas qu’une heure
Qu’un seul être sous les cieux !
Vous que nul amour n’effleure,
En pleurant, fuyez ces lieux !

Bois la joie au bruit des chants,
Tous, de roses, sa parure,
Ont leur part,
Bons et méchants.
Elle a tout : raisins qu’on presse,
Sûrs amis, baisers de feu,
Donne au ver rampant l’ivresse,
Et le chérubin voit Dieu.

Fiers, tels les soleils d’or volent
Sur la plan vermeil des cieux,
Faites, frères, votre voie :
Gais, tels vont combattre
Les héros emplis de gloire !

Qu’ils s’enlacent tous les êtres !
Un baiser au monde entier !
Frères, au plus haut des cieux
Doit régner un tendre père.
Tous les êtres se prosternent ?
Pressens-tu ce père, Monde ?
Cherche alors le Créateur
Au-dessus des cieux d’étoiles !