31/08/2008

رمضان مبارك سعيد

Diwan of Andalusia (Muwashahaat) - Magic Carpet - Marcel Khalifa 

 

Diwan of Decadence (Al-Bahrah) - Magic Carpet - Marcel Khalifa 

 

Alisar's Escape, Tyre to Carthage - Magic Carpet - Marcel Khalifa 




Sur ces belles notes, je vous souhaite un Ramadan mobarak said besse7a o salama o lehenna o matemenawe.

 

29/08/2008

Besoin de ...

... CA

Avec une bonne dose de CA

Et beeeeeeeeeeaaaaaaaaaaaaauuuuuuuuuuuucoup de CA

27/08/2008

Les défis de la social-démocratie

La rubrique "point de vue" du journal le Monde paru le 19/08 a été consacrée à cet article "pourquoi le socialisme recule en Europe" d'Henri Weber. Un point de vue très intéressant sur l'état et les défis de la social-démocratie européenne.

Quand je pense qu'en Europe la ligne de partage entre la droite et la gauche s'appuie sur une origine historique, sociale et sociétale, je me dis que pour le cas du Maroc où comme l'avait dit un responsable marocain "les partis au Maroc c'est comme le cherbil fassi, quand tu le mets dans ton pied gauche, il devient gauche et vice versa" ! on n'est pas sorti de l'auberge, et ce, sans parler du décalage sur le plan économique. Ce qui rend la tâche encore plus ardue c'est que notre ultime modèle est la France. Celle-ci a de particulier : 1-la droite la plus caricaturale du monde occidental 2-une gauche démago jusqu'à l'os. Il y a du pain sur la planche !

25/08/2008

Bavures policières* : après Sidi Ifni à qui le tour ?!

Depuis plusieurs semaines, il se passe des choses à Sidi Ifni. Pour l’incident déclencheur voir l’édito de ARB. Pour un rappel des faits complet le billet de Spy Jones. Ibn Kafka, quant à lui, a consacré plusieurs billets aux événements qui secouent Sidi Ifni. Le dernier, à ce jour !, retrace les événements à la date du 20 août. A la fin de celui-ci, il fait un rappel de ces billets par ordre chronologique.
Je signale aussi que l’été dernier ayant fait un tour dans le sud marocain d’Agadir à Laayoune en passant par Tiznit, Aglou, Mirleft et Sidi Ifni, on m’a appris que des événements ont eu lieu entre une partie de la population et le "Caid", si ma mémoire est bonne, de la ville. Ce dernier n’est pas en odeur de sainteté auprès de la population. La topographie de la ville aidant, pour ceux qui ne connaissent pas la ville de Sidi Ifni je précise qu’elle est nichée entre des collines et l’Atlantique, la population, en s’installant dans les hauteurs de la ville, l’a emporté sur les forces de l’ordre. Ce qui nécessitait l'envoi de renforts d’Agadir. Je ne sais pas si la presse en avait fait l’écho.
C’est la première fois que j’en parle sur ce blog même si j’avais commenté ici et ses événements. Ce n’est pas par fainéantise mais comment dire, tiens ce billet le résume bien. Ces infos ne sont absolument pas réjouissantes et nous parviennent, ça fait du mal de le dire à intervalle régulier, du plusbeaupaysdumonde. D’où le titre "Après Sidi Ifni à qui le tour ?" D’ailleurs, j’aurai pu titrer ce billet "Les mêmes causes produisent les mêmes effets". Car il ne faut pas se leurrer et aussi insupportable que cela puisse être, des matraquages et des violations des droits de l’Homme il y en aura d’autres.
A ce titre, un questionnement d’Ibn Kafka mérite qu’on s’y arrête :
« […] la faute à qui si ces saloperies se répètent indéfiniment, à Rabat, à Marrakech, à Sefrou, à Ifni, sans que des sanctions impitoyables soient prises contre les matraqueurs - la faute à ces de matraqueurs et à leurs donneurs d’ordre ou aux matraqués? »
Quelques idées en vrac :
1- je me rappelle d'un documentaire passé sur la deuxième chaine marocaine 2M, c'était en 1998. Il était intitulé les "racines du mal". Un prof universitaire a mené une expérience assez intéressante. Elle consistait à mettre une vingtaine d'étudiants dans une prison. La première douzaine jouant le rôle de prisonniers. L'autre moitié le rôle de gardiens. L'expérience devait durer 3 semaines. Elle a été arrêtée au bout d'une semaine car les étudiants devant jouer le rôle de gardiens se sont surpris à produire des comportements tellement violents et humiliants vis-à-vis de l'autre moitié d'étudiants censés être les prisonniers, qu'ils se sont fait peur et ont fait peur à l'équipe universitaire.
L'une des conclusions de cette expérience fut que le fait de porter un uniforme confère un certain statut qui à son tour influe sur les comportements.
En relatant le souvenir de ce documentaire, je ne cherche pas excuser le comportement brutal voire barbare de ceux qui ont tabassé des citoyens non armés et ne représentant aucun danger pour qui que ce soit. Mais, tout simplement de chercher à comprendre. Vous rajouter à cette conclusion, qui reste à être étayée par d'autres études, deux éléments 1-la nature des rapports dans les organisations de type militaire où le respect des ordres, élément constituant, ne laisse aucune place à la possibilité de les discuter. 2-l'état des corps "militaires" au Maroc (l'opulence des hauts gradés vs la misère de la base) et on se retrouve face à un état explosif. 
2- l'Etat de droit. On en revient encore et tjrs. Les bavures policières existent partout. Mais dans les Etats de droit qui le sont par les faits et non la parole, quand de tels regrettables événements ont lieu, les personnes incriminées répondent de leurs actes devant les autorités compétentes. Observe-t-on cela dans le plusbeaupaysdumonde ? La réponse que chacun apportera à cette question l'informera du degré d'Etat de droit dans lequel nous vivons...
3- Au delà des considérations économiques qui dans le cas présent sont prépondérantes, il reste un élément qui, à mes yeux est le pivot de cette atteinte renouvelée (!) aux droits de l'Homme, c'est le fait que cette culture de respect des droits de l'Homme n'a pas encore intégré le corps de la société marocaine de manière suffisante. Je ne vais pas trop le détailler je l'ai déjà fait dans mes échanges avec Spy Jones. Certaines penseront que ce n'est pas le coeur du sujet. Pour ma part, je pense qu'au contraire on est en plein dans le sujet. Certains détails, à tort, qualifiés d'insignifiants sont au contraire très révélateurs de choses plus graves et plus flagrantes dont entre autres ce que nous avons constaté lors de ces malheureux événements de Sidi Ifni.
Optimiste que je suis, je continue de nourir le rêve que des nouvelles pareilles cesseront d'alimenter l'actualité du plusbeaupaysdumonde. A partir de ce moment, il le deviendra dans les faits.   
(*) ne sachant pas quel(s) corps "militaire(s)" est/sont intervenu(s) dans ces regrettables événements, j'ai utilisé l'expression "bavures policières" dans le sens "usage de la force disproportionné et préjudiciable à ceux qui en sont l'objet".
Salama - Nass El Ghiwan (navrée la chanson s'interrompt brusquement. Dommage)


podcast

24/08/2008

Riquiqui se prenant pour un grand à tout prix

J'évite de faire des billets sur le président du paysleplusvisitéaumonde. Mais, là je n'ai pas pu résister.

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 "Je serai comme le général de Gaulle pendant la seconde guerre mondiale"

"Pour l'instant c'est plutôt Guy Mollet pendant la guerre d'Algérie".

Sur le tabouret est écrit "OTAN"

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Hors billet : concernant la croissance en France, le gouvernement Fillon tablait au mois de mai 2007 sur un taux de 2,5%. Si si aussi surprenant que cela puisse paraitre même à l'époque, le gouvernement y croyait dur comme fer sans que les hypothèses soient basées sur des réalités économiques. Début janvier, une révision à la baisse s'imposait avec la crise des subprimes, le taux est donc descendu en dessous de la barre de 2% pour s'établir à 1,7%. Actuellement, on en est à dire que ce taux de 1,7% est un doux rêve !

20/08/2008

Quand la vulgarité s'invite chez nous

Samedi 09/08 a eu lieu la "finale" de l'émission "lalla laaroussa" [il y a un intrus à moins que ce ne soit voulu ! Auquel cas, je ne sais quoi dire...]. D'emblée, je précise que j'avais juste entendu parler de cette émission que je ne l'avais jamais regardée. Ce que j'en avais eu comme échos n'avait rien de réjouissant.

D'après ce qu'on m'avait expliqué je vais tenter de rappeler le principe de cette émission, elle constitue une sorte de "télé-réalité" version marocaine, des couples s'inscrivent. Ils passent plusieurs épreuves qui durent je ne sais pas combien de mois (je dirai 2). Au final, un couple remporte le prix qui se compose d'un appartement et d'une cérémonie de mariage offerts.

Une p'tite parenthèse sur ce fameux concept de "télé-réalité", celle-ci n'a de réel que le nom. On sait tous que c'est de la comédie. La première fois que j'ai vu une émission de ce genre, ce fut à Tanger sur une chaine espagnole Tele 5 qui diffisait "Gran Hermano", une image s'est imposée dans mon esprit celle du "COLISEE". A la différence, qui est de taille, qu'au colisée ça ne rigole pas et ça ne triche pas. Soit on gagne soit on est achevé. Ca c'est de la réalité.

Je reviens à ce samedi 09/08 où a eu lieu la cérémonie du mariage propremet parler. Celle-ci, en revanche, je l'avais bien regardée et c'est là où je veux en venir. Un mariage marocain comme on en a vu des dizaines, vingtaines ou centaines dans sa vie. Quoi que celui-ci est regardé par des millions de personnes. Je ne sais pas pour vous mais perso j'aurais du mal à bouger de ma chaise sachant des caméras d'une télé braquée sur moi. Bref, quand j'ai commencé à regarder, l'orchestre qui animait la fête était celle des "frères Mernissi". Sympa au demeurant. C'est à la fin que les choses se gâtent. Une certaine "Chabba Daoudia" est entrée en scène. Elle m'a donné l'impression de se prendre très au sérieux eu égard au répertoire qu'elle chante... Mais le pire c'était la chanson de la fin qui dit entre autres (c'est ce dont je me rappelle) :

"yessetahele bouhe jenawa *** yessetahele bouhe chewa9ere"

 Traduction approximative "il mérite des coups de poignards *** il mérite des coups de haches"

La suite de la chanson est encore plus parlante ! Comme je le disais je ne me rappelle plus des paroles exactes heureusement pour moi...

Je conçois que certains écoutent et soient même fans de ce "genre" de musique. Mais, le passer à la télé et de surcroît lors d'un mariage et re de surcroit comme chanson de clôture, ça me dépasse. Ce qui m'a laissé bouche bée, si si il y avait pire, c'est que les invités dansaient tout contents sur ces airs ! Pour être honnête, j'avais déjà été dans un mariage où l'orchestre a chanté "youme yechebe youme". Comme par hasard, il parait que c'est une chanson de la version masculine de cette Chaba Daoudia, un certain "Daoudi" que je ne blaire pas soit dit en passant. C'est à se demander si le nom n'y ait pas pour quelque chose !!!

Pour ceux qui ont le courage de vouloir découvrir cette Chabba Daoudia voici un LIEN.

Et si ça fait un bail que vous n'avez pas eu de fou rire voici l'occas' de vous rattraper. Je viens de tomber sur cette ...euuuuuuuuuh comment l'appeler... Je vous laisse le faire en cliquant ICI.

18/08/2008

Français : bronzez tranquilles*, ils s'occupent de tout !

Tous les indicateurs virent au rouge : le chômage, la consommation, le commerce extérieur, la croissance qui a reculé de 0,3% (estimation de l'INSEE). En parlant de la croissance depuis le début les hypothèses sur lesquelles s'est basé Bercy étaient décriées par tous les économistes qui se respectent. Mais qu'à cela ne tienne. Le président dupaysleplusvisitéaumonde a décrété qu'il en sera ainsi et pas autrement. L'économie mondiale se pliera à sa volonté pardon ses souhaits ou ses délires ça dépend des points de vue.

Je disais donc que tous les indicateurs virent au rouge et pourtant Matignon et Bercy maintiennent mordicus que tout va pour le mieux dans les meilleurs des mondes. Et pour les nihilistes qui ne veulent pas en démordre le problème se résume à une simple question de terminologie. François Fillon parle de ralentissement et refuse, il ne faut pas le contrarier, celui de récession. Pourtant, la France est en phase d'entrer en récession. Chose qui n'est pas arrivée depuis 1993.

Je fais l'impasse sur la conjoncture internationale qui n'arrange rien : le rapport déséquilibré euro/dollar qui arrange les USA et pénalise la zone euro, la crise des subprimes et ses effets boomerong, le prix du baril qui ne cesse d'augmenter, etc... etc...

Tiens, cette histoire de terminologie me rappelle une autre. Utiliser l'expression "technicien de surface" pour désigner celui ou celle qui se charge de faire le ménage. C'est vide de sens mais apparemment c'est plus classe !!!

On dit que ce qui n'est pas nommé n'existe pas. C'est ce que tente de faire le gouvernement français. N'empêche qu'on a beau fuir en avant, la réalité finit tjrs par s'imposer.

Une question persiste aussi subsidiaire soit-elle : où est le PS français ?

* bronzez tranquilles, mais, sachez que vous allez payer la facture dès la rentrée. Au menu : augmentation des prix du gaz, côté santé répercussion du désengagement de l'Etat sur les cotisations aux mutuelles et aux assurances. Vous voilà prévenus ne tombez pas malades et gare aux coups de soleil ! Ceci n'est que l'appéritif. Le plat de résistance est à venir sans oublier le plateau de fromage et le dessert... Ben oui le menu est à la française !

13/08/2008

Et vous que lisez-vous en ce moment ?

J'ai été taguée trois fois plutôt qu'une :) La première par baba l'3arbi, la deuxième par Spy Jones et la troisème par citoyen hmida. Une triple raison pour que je m'y attelle. 

Voici les règles du jeu :

1 - Indiquer le nom de la personne qui vous tagué avec un lien vers son blog
2 - Prendre le livre que l'on lit actuellement à la page 123
3 - Recopier le texte de la 5ème phrase et des 3 suivantes
4 - Indiquer année de parution, édition, titre et auteur du livre
5 - Choisir 5 autres blogueurs/blogueuses pour leur demander ce qu'ils lisent  .

Et voici mes réponses :

Le livre que je lis actuellement, à vrai dire, j'en lis deux simultanément. Le premier d'Erik Orsenna "Voyage aux pays du coton - Petit précis de mondialisation". Et le second de Pierre Desproges "Manuel de savoir-vivre à l'usage des rustres et des maplpolis". Vous l'aurez compris c'est pour la détente :))

1- Voyage aux pays du coton d'Erik Orsenna. Editions Fayard, 2006 :

"Ce pays a beau s'être donné pour mentor le positiviste Auguste Compte et pour devise "Ordre et Progrès", il n'en respecte pas moins les signes. Sa première constitution (1891) prévoira donc la construction de la capitale à l'endroit indiqué par le visionnaire italien. Après cent soixante ans de débats, la ville surgit au milieu de nulle part. Brasilia."

2- Manuel de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis de Pierre Desproges. Editions du Seuil, 1997 :

"Une autre façon de mourir fort répandue chez nos peuplades européennes, c'est, bien sûr la mort au volant, qui frappe bon an mal an entre quinze et vingt mille personnes en France chaque année, grâce aux effets conjugués des paupiettes au confit d'oie et des vins issus de nos meilleurs cépages. C'est marqué sur l'étiquette : "ce vin, pur et naturel, a été mûri au chaud soleil du midi, et c'est toute la chaleur de la Provence qui est dans le... BOUM", dans le platante ! Les dernières paroles des tués au volant sont généralement décevantes. C'est le plus souvent le style : "Ah ! Merde, j'ai fait tomber ma ciga... BOUM", ou encore : "Ah ! Merde, on va rater Guy Lux, faut foncer sinon AAAH ! BOUM!""

Je passe le relais à :

SABA

Moony

Madiha

Martys

Al-Maghribi

Emomo

Stéphane

Et tous ceux qui veulent s'y prêter.

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Hors billet : sur Al Jazeera, j'ai vu un reportage sur l'enterrement de Mahmoud Darwish très émouvant. Quelques témoignages mais celui que j'attendais n'était pas au RDV. Les derniers mots de l'envoyée à Ramallah étaient très poignants. Une heure plus tard, sur la RTM, un autre reportage sur le même sujet mais cette fois-ci, il était là : Marcel Khalifa. Depuis qu'on a annoncé la mort de Darwish, j'attendais son hommage à son grand ami et complice artistique. Ce fut la chanson "Ommi" A cappella, cette voix douce et apaisante, habillé tout en noir, les yeux en larmes face au cercueil du regretté disparu. La salle toute entière touchait au plus profond d'elle. On a du mal à retenir ses larmes. Et ces mots à l'interviewer "il y a tellement de poèsies que nous ne connaitrons pas de Darwish même s'il nous a laissé un trésor". J'ai du mal à ôter cette idée de ma tête "il est parti trop tôt !"